Mémoire de travail et rédaction des textes

Mémoire de travail et rédaction des textes :

La MDT occupe une place centrale dans les processus de rédaction des textes k (ou plus généralement dans la production verbale ou écrite).

Elle se situe, en effet, entre la pensée intentionnelle du sujet (plus ou moins claire et élaborée) et ses organes sensoriels de transmission (la voix, le corps, l’écriture…)

Baddeley, présente le modèle le plus détaillé qui décrit les composantes de la mémoire de travail et explique son fonctionnement.

C’est un système qui se compose de trois composantes travaillant en interaction les unes avec les autres.

La MDT se compose de :

L’administrateur central : son rôle est de contrôler les transferts cognitifs et de transférer les informations et les connaissances en mémoire à long terme ainsi que le déclenchement de la boucle d’autorépétition mentale, la prise de décision concernant la planification, de la hiérarchisation et le classement des informations dans un discours proposé.

Cet administrateur se mobilise pour les opérations du haut niveau cognitif tel la compréhension, le raisonnement, etc.

Son rôle le plus important est de gérer et de répartir les ressources dans les autres composantes du système pour éviter une surcharge cognitive.

La boucle phonologique ou articulatoire : est concernée par le traitement et le maintien de l’information verbale (langage écrit) et phonologique (langage orale). Elle est responsable aussi, de la mise en œuvre de l’ d’autorépétition mentale qui permet le maintien des informations en MDT ou de les transférer en MLT.

La boucle articulatoire dispose d’une capacité mnémonique très restreinte de 2 secondes environ.

Le calepin visuo-spatial : coordonne les processus liés a lié à l’imagerie mentale. C’est grâce à cette composante qu’il est possible à un sujet de réussir des taches liées à la connaissance spatiale ou de reconnaitre un itinéraire dans l’espace, de se représenter des déplacements, etc.

http://reflexions.ulg.ac.be/upload/docs/image/jpeg/2010-10/modele_baddeley.jpg


Quelques années plus tard, Baddeley a complété l’architecture de son modèle principal en ajoutant une quatrième composante nommée « le buffer épisodique ». C’est un sous-système de la mémoire de travail, est responsable de l’association d’informations issues de différentes sources en une représentation cohérente et intégrée dans un espace-temps.

C’est un système qui assure le stockage temporaire de cette représentation mais dont la capacité est temporaire est trop limitée. 

Kellog en 1998 et en s’appuyant sur le modèle de Baddeley élabore un nouveau modèle qui explique la relation entre la MDT et les activités rédactionnelles.

Ce nouveau modèle propose des composantes relatives à l’expression écrite et orale.

Ces composantes sont :

  • la formulation,
  • l’exécution
  • le contrôle.

La formulation : consiste à planifier les idées et de les traduire de manière à les concrétiser face au deux sous processus de programmation et d’exécution.

Les deux autres composantes sont aussi soumises au contrôle qui peut emporter des modifications et des régulations pour la lecture et l’exécution.

Figure 9. Les ressources de la mémoire de travail utilisées par les systèmes de formulation, d’exécution et de contrôle, selon Kellogg (1996).

Madame : Bensahla Karima

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