Le questionnaire :
Définition :
Le questionnaire est une technique de recueil d’information mise en place afin d’expliquer et de comprendre des faits.
Contrairement à l’entretien et l’observation qui sont des méthodes individuelles ou collective, le questionnaire est une méthode seulement collective.
En effet, c’est la quantité d’éléments collectés qui confère au questionnaire sa validité et qui permet aux données d’être jugées authentiques.
Cette méthode de collecte constitue à la fois un moyen de communication et un outil de connaissance.
Elle permet d’obtenir des réponses individuelles à des questions posées, mais non pas de faire des observations « objectives » sur des faits réels.
Le questionnaire se présente sous la forme d’une série de questions posées dans un ordre bien précis. Il repose sur une démarche mathématique purement rationnelle (Vilatte, 2007).
Les informations obtenues peuvent être analysées à travers un tableau statistique ou un graphique.
Les répondants ne sont pas sollicités pour répondre directement à celles-ci : un bon questionnaire décline en effet la problématique de base en questions élémentaires auxquelles le répondant saura parfaitement répondre. Les enquêtes combinent souvent deux formes de questionnaire, avec une dominante de questions fermées et quelques questions ouvertes, plus riches, mais aussi plus difficiles à traiter statistiquement.
La structuration d’un questionnaire :
Lors de la préparation des items (questions), le chercheur doit prendre en considération les trois niveaux suivants :
- niveau chronologique : des items chronologiques (du simple au délicat). Le questionnaire commence généralement pardes questions nommées « brise-glace ».
- Logique : le questionnaire doit être cohérent
- Grammatical : inversion sujet- verbe, emploi des déterminants interrogatifs.
Les types de questions :
Les questions posées dans un questionnaire peuvent être fermées ou ouvertes.
1- Les questions fermées :
ce type de question n’invite pas la personne interrogée à s’épancher sur sa réponse. Le répondant est guidé et orienté dans sa réponse. Il existe trois types de questions fermées :
- Les questions dichotomiques : Les réponses sont par oui/non.
- Les questions à choix multiple : Les questions multichotomiques à réponse unique, Les questionsmultichotomiques à réponses multiples.
- Les questions avec échelle d’attitude : une échelle d’attitude est un instrument de mesure de l’intensité d’une attitude à l’égard d’un stimulus.
2- Les questions ouvertes :
Dans ce second type, l’ordre des questions et leur formulation sont fixées. Cependant, le répondant peut s’exprimer aussi longtemps qu’il le souhaite. Donc, il est libre dans sa réponse et cette dernière obéit à la spontanéité.
Comment préparer son questionnaire ?
Pour mener un questionnaire efficacement, il est recommandé de suivre 7 étapes élémentaires.
- Rédiger des hypothèses : en fonction du sujet et de la problématique, le chercheur doit rédiger les principales hypothèses dont il juge que la validation ou l’invalidation est intéressante pour répondre à la problématique.
- Définir l’échantillon : il s’agit de l’étape la plus importante dans la construction d’un questionnaire. Le chercheur doit se demander qui interroger, quel groupe de personnes, spécifiquement, pourrait lui apporter le plus d’informations utiles. Enfin, l’enquêteur doit également se demander avec quel outil il entend mener son étude
- Définir comment diffuser le questionnaire : par e-mail, par téléphone, sur les réseaux sociaux, ou sur support papier...etc
- Établir les informations personnelles : avant de commencer le questionnaire en lui-même, l’enquêteur doit rédiger une partie servant à connaître certaines informations sur les personnes interrogées (ex : genre, âge, situation sociale). Ces informations seront utiles pour analyser les données récoltées.
- Élaborer le questionnaire : les rédactions d’une série de questions ouvertes ou fermées. Les questions doivent être simples de compréhension.
- Pré-test du questionnaire « un ballon d’essai » : Le chercheur doit faire passer le questionnaire à une dizaine de personnes (dans le profil de l’échantillon) afin de repérer toutes les erreurs
- Fixer une date de début et de fin : le chercheur peut définir un jour de début et de fin pour son questionnaire selon son avancement et la date de son rendu. Il laisse assez de temps (minimum deux semaines), entre la fin du questionnaire et le rendu de ses résultats.
Le sondage permet de mesurer un ensemble de comportements, de dispositions, ou d’avis, d’un échantillon représentatif de la population étudiée. À partir d’une unique question donnée, cette technique d’étude quantitative met en relief la façon dont les opinions individuelles se répartissent. Les résultats, sous forme de statistiques, permettent au chercheur de produire une analyse et une conclusion de son enquête, rapidement.
Exploiter les données d’un questionnaire
L’enquêteur doit analyser les informations récoltées, afin de conclure son étude quantitative. Pour cela, il doit utiliser les statistiques révélées par le questionnaire pour répondre aux hypothèses de départ.
Le chercheur peut ainsi donner une explication au phénomène étudié.
Les formes de résultats :
Les résultats d’une étude quantitative par le biais du questionnaire peuvent prendre plusieurs formes :
- Un tableau
- Un graphique
Les avantages et les limites du questionnaire
Le questionnaire présente des avantages, mais aussi des limites.
Les avantages :
- Recueillir l’avis d’un grand nombre de personnes rapidement.
- Réaliser des études statistiques.
- Étudier plusieurs aspects d’un problème.
- Plus simple et plus rapide à mener qu’un entretien ou une observation.
- Les personnes interrogées peuvent répondre quand ils le veulent.
- Inutile pour l’enquêteur de se déplacer, de préparer du matériel : moins de stress.
- Peu coûteux.
Les limites :
- Le questionnaire ne permet pas d’étudier le fond d’un problème.
- Impossible de poser de nouvelles questions si une nouvelle interrogation apparaît à la vue des premiers résultats.
- Faible contact avec les personnes interrogées.
- Récolte des réponses qui reflètent une pensée d’un individu qui n’est pas forcément la réalité.
